Tu as forcément croisé son regard magnétique dans Été 85 de François Ozon ou vibré face à son intensité dans Illusions Perdues (qui lui a valu le César du meilleur espoir masculin). Benjamin Voisin est une véritable icône de la mode en devenir. Avec son allure de dandy et son énergie un brin frondeuse, il insuffle un vent de fraîcheur sur le cinéma et le style hexagonal. Que ce soit en shooting haute couture, sur un plateau ou en train de souffler ses bougies à une table de fête, le garçon maîtrise l’art du vêtement comme personne. Analyse complète du style de Benjamin Voisin et d’un vestiaire qui mixe avec brio nonchalance parisienne et tailoring.
Ses obsessions et ses créateurs fétiches
Le grand plongeon dans les années 70 et 80
Le style de Benjamin Voisin voyage dans le temps. On y sent une immense influence du cinéma des années 70 et 80, avec un goût prononcé pour les silhouettes romantiques, un peu poétiques, mais toujours piquées d’un style rock ‘n’ roll. Il passe avec une aisance du costume rétro de jeune premier au look de bad boy parisien, cigarette au bec. Il y a une vraie évolution dans sa manière de s’approprier les coupes ! Si ses débuts mettaient en avant un vestiaire plus classique, il ose aujourd’hui des pièces beaucoup plus texturées, fluides et androgynes.
Ses maisons de cœur
Benjamin est un habitué des premiers rangs de la Fashion Week et collabore régulièrement avec de grandes maisons. On le voit très souvent habillé en Gucci, mais aussi en Saint Laurent pour ce côté rock-chic ténébreux ou encore en Cartier pour ses choix d’horlogerie fine.
Le dressing de Benjamin
Chez Benjamin, la veste est reine ! On l’admire autant lové dans son cardigan en maille mohair mauve au col polo ultra-rétro ou emmitouflé dans son somptueux manteau en fausse fourrure crème, que lorsqu’il adopte un style plus ténébreux. Sa chemise noire portée grand ouverte lors de la Mostra de Venise et son blouson d’aviateur en cuir au col mouton retourné montrent qu’il est un adepte absolu du layering et du tailoring oversize pour casser le côté trop strict des silhouettes classiques.
Pour le bas, oublie définitivement le slim, Benjamin a choisi le camp de la fluidité, du volume et des tailles hautes à pinces qui drapent la jambe. Qu’il opte pour son costume gris anthracite ou pour son ensemble fluide beige sable, la coupe reste ample et divinement structurée. Le sportswear premier degré n’a pas sa place ici, chaque tenue conservant une ligne impeccable.
C’est enfin dans les détails que son âme de dandy cool s’exprime pleinement, notamment avec ses mocassins ouverts à l’arrière en cuir noir signés Gucci avec leur mors doré iconique, portés pieds nus. Sa panoplie d’accessoires ne laisse rien au hasard avec des lunettes de soleil ovales au look Matrix très années 90, une montre fine au cadran rectangulaire ultra-chic dans l’esprit de la Tank de Cartier ainsi que des bagues imposantes aux doigts. Tout est là pour parfaire une allure de rockeur romantique.
Streetwear vs Smoking
Look de rue
Dans la vie de tous les jours ou en coulisses, Benjamin incarne le parfait effortless parisien. On l’a vu flâner avec un costume gris texturé un peu vintage, une cravate marron volontairement dénouée et une cigarette au bec, balançant des Shaka signes cool aux photographes. C’est un style brut, authentique, qui ne se prend pas au sérieux mais qui transpire le style. Pour une soirée d’anniversaire, il va mixer un col roulé sombre avec une veste en cuir bien lourd et ses lunettes de soleil préférées en plein milieu de la nuit.
Red carpet
Quand il s’agit de fouler le tapis rouge, Benjamin Voisin met tout le monde d’accord en dynamitant les codes du smoking traditionnel. On se rappelle de son passage mémorable à la Mostra de Venise, où il est apparu ultra-charismatique dans un costume croisé beige sable, porté avec une chemise en soie taupe ouverte presque jusqu’au nombril et des lunettes de soleil vissées sur la tête. À l’opposé, pour des événements plus formels sur la place Vendôme, il sait revêtir le smoking croisé noir !
Le style de Benjamin Voisin est une masterclass d’équilibre entre le chic classique français et l’insolence de la jeunesse. Il prouve que l’on peut porter le costume trois pièces ou le manteau en fourrure sans jamais avoir l’air déguisé, simplement en y insufflant une bonne dose de nonchalance et de rock ‘n’ roll. Alors, tu es plutôt dandy en maille mohair mauve ou rebelle en costume beige grand ouvert ?
On poursuit nos enquêtes mode, avec le style de Louis Garrel.
Photo de couverture : © @benjaminvoisin_
ICÔNE DE LA MODE







































