Pourquoi l’orgasme laisse parfois un goût de culpabilité ?

Orgasme culpabilité

Tu viens de vivre l’orgasme de tes rêves. Le corps détendu, le cerveau en feu, tout semble aller pour le mieux… et pourtant, une sensation étrange s’installe comme un soupçon de culpabilité. Non, tu n’es pas en train de devenir fou, et non, tu n’es pas le seul. Ce phénomène touche de nombreux hommes (et femmes), et il a des explications aussi bien chimiques, psychologiques que culturelles.  Alors, pourquoi l’orgasme laisse-t-il parfois un goût de culpabilité ? Edgard te raconte tout.

L’explosion chimique

L’orgasme c’est un peu une sorte de fête foraine dans ton cerveau ! Rien que ça. Pendant l’excitation et surtout l’orgasme, plusieurs hormones sont libérées à la fois. Une pluie de dopamine (le circuit de récompense), d’ocytocine (le lien social et l’attachement), d’endorphines (analgésique interne), et parfois de prolactine (associée à la sensation de satiété après l’orgasme). Tu t’es déjà demandé pourquoi tu te sens si bien après ? la réponse est là, avec tous ses hormones beaucoup se sentent profondément apaisés

Orgasme culpabilité rapport sexuel couple

Mais ce pic n’est que la première partie de l’histoire. Aussitôt passé, le corps redescend vers un état plus neutre. Chez certains hommes, cette chute peut donner l’impression d’un vide soudain, d’un manque d’énergie ou d’un léger malaise passager, parce que le cerveau passe d’un état d’excitation intense à un état calme assez brutalement. En mode montagne russe ! 

Tu connais la règle des 21 fois ? Une étude d’Harvard conclut que les hommes qui éjaculent 21 fois par mois réduisent leur probabilité d’avoir un cancer de la prostate de 20 à 21 %.

Quand le cerveau redescend… et que la morale remonte

Et là, tout se chamboule dans ta tête. La partie du cerveau qui juge et analyse revient très rapidement. Pendant l’acte, cette partie est un peu « en pause » car on vit le moment à 100%. Après, elle revient avec des questions. C’est souvent à ce moment-là que des pensées du genre “Pourquoi j’ai fait ça ?” ou “Est-ce que c’est normal ?” apparaissent, rien à voir avec la qualité du moment, mais plutôt avec notre rapport personnel à la sexualité. Ton cerveau ne se met pas en pause trop longtemps… malheureusement.

Orgasme culpabilité masturbation

Ce phénomène n’est pas anecdotique et la science a un nom pour ça (elle a un nom pour tout). On appelle ça la dysphorie post-coïtale. Nous non plus on a pas tout de suite compris ce que ça voulait dire alors on t’explique. Ce terme désigne un sentiment de tristesse, d’irritabilité, de vide ou d’anxiété juste après un rapport ou une masturbation, même si l’expérience était positive

Des données scientifiques le confirment. Dans une étude publiée en 2019 dans le Journal of Sex & Marital Therapy 41 % des hommes interrogés ont déclaré avoir déjà ressenti de la tristesse ou un “blues” après un rapport sexuel au moins une fois dans leur vie, et 3 à 4 % l’éprouvent régulièrement. Non tu n’es pas tout seul ! Ce phénomène est bien réel et assez répandu, même si on en parle peu. 

Ce n’est pas non plus quelque chose qui touche uniquement les relations amoureuses. Les célibataires ont aussi le droit aux symptômes post-orgasmiques ! Ils peuvent survenir même après la masturbation.

Déconstruire les mythes de l’orgasme

Les questions autour de l’orgasme et de cette fameuse culpabilité agitent autant les labos de recherche que la culture populaire. Et heureusement, les langues se délient !

Le magazine Psychologies a donné la parole à la philosophe Michela Marzano dans une interview percutante (« Le plaisir féminin est parasité par la culpabilité »). Elle y explique très bien comment les normes sociales viennent parfois nous mettre des bâtons dans les roues. Le Huffington Post, de son côté, a exploré les « effets secondaires surprenants de l’orgasme », où des sexologues rappellent qu’il ne faut pas hésiter à se faire accompagner si la honte ou la tristesse s’invitent après l’acte.

Orgasme culpabilité pornographie

Mais attention, le tableau est aussi sacrément biaisé par l’omniprésence des vidéos pornos. En nous vendant une image de la sexualité souvent déconnectée de la réalité, elles créent des attentes irréalistes et peuvent amplifier ce sentiment de décalage ou de culpabilité quand on ne « joue » pas la même scène chez soi.

C’est pour ça que même les pros de la santé s’emparent du sujet. Des associations comme l’AASECT proposent carrément des formations pour lever le voile sur la honte liée à la masturbation. C’est dire si le besoin de comprendre est là ! D’ailleurs, les médias scientifiques comme le Journal of Sexual Medicine confirment que ce que l’on croit (nos bagages culturels et ces images qui nous influencent) pèse souvent très lourd sur notre satisfaction sous la couette.

Enfin, on retrouve cette tension entre désir et tabous partout. Des romans aux films, les artistes adorent explorer ce moment où le plaisir se heurte à la morale. Bref, si tu te poses des questions, sachez que la science, les médias et les arts sont déjà sur le coup !

En résumé, que tu te sentes comme un super-héros ou que tu aies un petit coup de blues après l’acte, ton corps fait simplement son job. L’important, c’est de se rappeler que le plaisir ne devrait jamais rimer avec honte. Alors, la prochaine fois que ton cerveau essaie de te faire culpabiliser, rappelle-lui que c’est ok ! Et toi, as-tu déjà ressenti ce fameux “blues” post-orgasme ou es-tu plutôt du genre team dodo immédiat ? Maintenant que tu sais ou sur l’orgasme ? Découvre 5 vérités que personne ne t’a jamais dites sur le baiser !

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